Ordre des Frères Mineurs franciscains du Canada

Le Royer au coeur du 375e de Montréal

Le Royer au coeur du 375e de Montréal

Jérôme Le Royer de la Dauversière a été un des personnages principaux dans la fondation de la colonie missionnaire de Montréal, il y a 375 ans.

Il a participé notamment à une messe historique: « Le 2 février 1630, en la fête de la Purification de la Sainte Vierge, M. de la Dauversière participe à la messe en la chapelle de Notre-Dame-du-Chef-du-Pont à La Flèche et se consacre à la Sainte Famille avec sa femme et ses enfants », raconte son petit-fils Joseph-Jérôme.

 

Pendant qu’il prolonge pieusement son action de grâce, il se sent animé d’une grande ferveur divine à fonder une communauté de Filles hospitalières de Saint-Joseph. Avant d’agir, Jérôme demande conseil à son confesseur le père Étienne, gardien des Franciscains-Récollets de La Flèche, qui l’envoie consulter un jésuite au collège.

Jérôme a aussi reçu de Dieu l’ordre de fonder une colonie et un hôpital à Montréal, desservi par ses Filles de Saint-Joseph. D’abord réticent, le père Chauveau approuve enfin les projets de son dirigé, lui suggérant de se trouver des collaborateurs. Un premier associé accompagne Jérôme à Paris en janvier 1635. Le premier geste du futur fondateur de Montréal est de se rendre à la cathédrale Notre-Dame de Paris pour y prier la Vierge Marie. C’est alors que Dieu lui réitère l’ordre de fonder une communauté de filles hospitalières.

 

L’influence franciscaine dans la vie de Jérôme

Nous connaissons l’influence jésuite dans la vie de Jérôme Le Royer de la Dauversière, concepteur de la colonie missionnaire de Ville-Marie, mais qu’en est-il de l’influence franciscaine dans sa vie?

 

Un premier élément de cette influence franciscaine prend naissance lors de son implication, vers 1630, au couvent des Franciscains Récollets de La Flèche, installés dans cette ville depuis 1604. Il est nommé syndic ou procureur auprès de cette fraternité franciscaine, avec la charge d’agir au nom de celle-ci et de prendre soin de ses affaires. C’était la façon franciscaine pour les Récollets de pratiquer en communauté la pauvreté rigoureuse de François d’Assise. Il est influencé aussi en étudiant au Collège des Jésuites à La Flèche (France), entre 1608 et 1617.

 

En acceptant cette charge, Jérôme entre dans l’Ordre franciscain séculier et choisit comme directeur spirituel le père Étienne, franciscain récollet, qu’il garde durant toute sa vie. Cette démarche marque un changement dans la spiritualité de Jérôme Le Royer et une certaine distance à l’égard des Jésuites, pour adopter résolument l’esprit franciscain. Il s’attache alors à la figure de François d’Assise et, comme lui, veut vivre la pauvreté franciscaine. L’action de Jérôme pour le service des pauvres devient alors un point central dans sa vie spirituelle.

 

Georges Morin, OFM