Ordre des Frères Mineurs franciscains du Canada

Père Frédéric, l’homme de la Parole

Père Frédéric, l’homme de la Parole

Le Père Frédéric n’est sans doute pas un théologien progressiste, comme on le dit au 21e siècle. Non, il exprime ce qu’a toujours dit l’Église dans l’expression de sa foi, mais il le dit avec simplicité et chaleur, avec passion et brio, sur le ton de la confidence, à tel point qu’on ne se fatigue pas de l’entendre. Sa vie et sa prédiction sont une illustration de ce qu’on disait de Jésus lui-même : Le zèle de la maison de Dieu me dévore (Jean 2,17).

Le Père Frédéric peut prononcer six allocutions par jour. Il prêche longtemps, préside l’eucharistie, écoute les confessions, parfois de 8 heures du matin à 10 heures du soir, surtout en la fête franciscaine de la Portioncule, le 2 août. On ne se fatigue pas de l’écouter. Les auditeurs sont touchés et émus, les guérisons extérieures arrivent, mais ce sont les guérisons intérieures qui sont les plus nombreuses. On modère de «sacrer» et de boire, on fait une retraite annuelle, on entre dans le «Tiers Ordre» par centaines.

Le zèle pastoral de ce prédicateur, grand conteur, trouve son origine dans son amour du pays de Jésus. En plus des Fraternités séculières de saint François et de leur curé qui engagent le Père Frédéric à pleine semaine, on le demande sans cesse pour des prédications de retraites. Il remplit les églises. Les pèlerins de l’été, venus en bateau ou en chemin de fer à la Basilique Sainte-Anne de-Beaupré, au Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap et, après 1912, à l’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal, lui offrent une occasion en or de parler de Jésus et de la Vierge Marie.

Frère Roland Bonenfant, o.f.m.