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Ordo Fratrum Minorum

Une douzaine de frères exceptionnels avec le Bon Père Frédéric

Une douzaine de frères exceptionnels avec le Bon Père Frédéric

Pour comprendre la croissance phénoménale de l’OFS (l’Ordre franciscain séculier) au Canada et les succès du Bon Père Frédéric au début de 1900, il faut savoir qu’il avait avec lui toute une série de frères exceptionnels et ayant endossé le Credo du Pape Léon XIII sur un «trésor unique dans l’Église» : le charisme franciscain.

Il y avait avec le Père Frédéric des Pères provinciaux de grand calibre, Arsène de Servières, Colomban Dreyer et Ange-Marie Hiral, et une douzaine de frères dits ordinaires, dont : Fulcran, Jean-Baptiste, Marie-Xavier, Marie Bernard, Gaston, Berghmans, Marie-Raymond, Archange, Joachim. Le plus important, Aimé Laforge, mort prématurément, avait, dit-on,  la même fougue que le Père Frédéric : «Il s’était donné à la propagation de l’OFS avec un zèle inlassable» (Éphrem Longpré, Le Tiers-Ordre séculier de saint François d’Assise au Canada, Montréal, 1921, p.89).

Que diraient-ils aujourd’hui tous ces Chevaliers de la Table ronde? Que dirait avec les mots d’aujourd’hui le Bon Père Frédéric, s’il avait à traiter de l’excellence du Tiers-Ordre dans un triduum, en s’appuyant sur la théologie et le Concile Vatican II ? Essayons de l’imaginer.

Après avoir dit : «Mes très chers frères et sœurs, merci d’aimer si bien le Bon Dieu», le Père Frédéric affirmerait sans doute ceci : l’Ordre franciscain séculier n’a pas de statut à part; le 1er, le 2e et le 3e Ordre sont un seul Ordre, «L’ORDRE FRANCISCAIN», à part entière. Son excellence est de vivre le grand défi de l’Évangile du Christ, en vivant jusqu’au bout l’aspect fraternel de l’Église, ce rassemblement dont la caractéristique est justement d’être fraternel, pour annoncer un Dieu fraternel qui s’est fait petit enfant, l’un d’entre nous.

Voici les intuitions majeures de saint François : 1- Vivre l’Évangile comme rencontre personnelle et communautaire du Seigneur ressuscité ; étudier pour connaître son message de bonheur et avoir avec lui une relation personnelle surpassant tout. 2- Se dynamiser par de fréquentes rencontres de Fraternités pour ne pas perdre de vue notre envoi en mission ; apprenons à être fraternels entre nous et avec tous, sans aucun préjugé, pour devenir «sœurs et frères universels». 3- Obéir à l’Esprit du Seigneur par un discernement spirituel en groupe, en vue de s’apporter spirituellement un soutien; vivre le Mystère de la croix et être comme saint François «un pauvre qui chante». Et j’ajouterais de la part du Seigneur cette invitation chaleureuse : Aimez le monde où vous vivez et soyez toujours le «sel de la terre et la lumière du monde». Amen ! 

 

Frère Roland Bonenfant, ofm