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Ordo Fratrum Minorum

Célébration du centenaire de la paroisse de Welland

Célébration du centenaire de la paroisse de Welland

 

Voici, du point de vue d’un franciscain, le récit de cette fête longuement préparée à laquelle le frère Benjamin Ripley, ofm, et moi-même avons assisté. Cela s’est déroulé le samedi 19 octobre, d’abord à l’église Sacré-Cœur de Welland (Ontario) remplie à pleine capacité (1200 personnes). Il y eut une eucharistie présidée en français par l’évêque de St. Catharines, Mgr Gerard Bergie, accompagné d’une douzaine de prêtres, anciens curés et vicaires.

La célébration commença par une procession solennelle, à la tête de laquelle venait la garde d’honneur des Chevaliers de Colomb et des Filles d’Isabelle, marchant au rythme de chants interprétés par une chorale de 50 personnes regroupant trois chorales de la Péninsule, car cette grande fête, il faut le dire, réunissait quatre paroisses qui, maintenant plus que jamais, fonctionnent dans l’unité : Niagara, Port Colborne, Welland et St. Catharines.

En 60 ans de présence, les Franciscains ont bâti, pour leur part, trois communautés chrétiennes vivantes, mais aussi trois églises de pierres et de briques en ces trois endroits. L’homélie du jour a été faite par l’abbé Julien Beaulieu, un curé récent, qui a commenté le miracle de vitalité et de courage qu’a toujours été la Paroisse Sacré-Cœur.

À la préparation des offrandes, on a apporté deux drapeaux, celui du Québec et celui de l’Ontario français, trois livres d’histoire de la paroisse portant sur diverses époques, une bobine de fil représentant les travailleurs et les ouvrières de l’usine de coton située à 300 mètres de l’église, des tablettes d’ordinateur représentant les jeunes d’aujourd’hui et un cadre du diacre dévoué Gérard Demers mort trop tôt. Avant la présentation du pain et du vin, on a aussi présenté et expliqué les armoiries de la paroisse. Toutes ces informations étaient contenues au dos du feuillet de participation. Ce feuillet contenait deux chants de fête, dont l’un était une adaptation du chant de Robert Lebel : «Emmène-moi sur ton bateau».

Reconnaissance

À la fin de la messe, le Père Guy Bertin Fouda a présidé la remise d’une quinzaine de certificats d’honneur aux personnes méritantes, signés par l’évêque. Celui donné aux Franciscains est certainement le plus représentatif de tous quant à la durée de la présence franciscaine à Welland. Le frère Benjamin Ripley, ofm, est allé le chercher au nom de la communauté.

Sur le certificat, il est mentionné: «Certificat de reconnaissance attribué à l’Ordre des frères mineurs, pour votre contribution remarquable à la paroisse Sacré-Cœur de Welland de soixante années (1940 à 2000)». Les vitraux de l’église Sacré-Cœur brillaient de toutes leurs couleurs sous le soleil. Il représentent le Chant de la création de François d’Assise, œuvre de Rose Anne Monna et du maître-verrier Pierre Osterrath, commandée en 1976 par le père René Ducharme.

Des dizaines de certificats ont été remis à des personnes ou des groupes de la part de l’Évêque pour souligner la reconnaissance de tous. Sous l’œil d’appareils-photos et de caméra, l’assemblée a applaudi les 100 ans bien sonnés d’une femme de St. Catharines. Des certificats de 25, 40, 50 et 70 ans de mariage ont été distribués à une douzaine de couples, remis en mains propres par plusieurs prêtres. J’ai moi-même remis quatre certificats de mariage dont un à un couple dont j’avais béni l’union. J’ai aussi eu l’honneur de remettre un certificat de 70 ans de mariage, remontant à 1949.

Le frère Roland accompagné d’un couple de jubilaires.

Un voyage mémorable pour une fête unique

Pour le frère Benjamin et moi, franciscains de Trois-Rivières, ce voyage de 1700 km parcourus en deux jours était assez extravagant bien sûr, mais je dois dire que pour nous, être présents à cette fête était un devoir. Il nous fallait absolument être là, au milieu de cette assemblée, dans l’église d’abord, puis à la réception ensuite, pour être parmi cette communauté vivante, pleines de réalisations, et encore pleines de promesses.

J’ai toujours gardé, durant 50 ans, un lien providentiel avec les Sœurs du Sacré-Cœur, dont le souvenir est indélébile dans le cœur des gens de la Péninsule du Niagara pour le rôle de premier plan qu’elles ont joué et ce, durant autant d’années que les Franciscains. Ce sont elles qui m’ont persuadé et même enjoint de venir à cette fête parce que j’étais le seul franciscain encore en vie et capable de faire le voyage, parmi la cinquantaine de Franciscains pionniers. D’ailleurs à la salle et à l’église, les Sœurs du Sacré-Cœur ont reçu un certificat de l’Évêque soulignant le travail accompli.

Pour terminer en beauté ces belles célébrations, nous avons eu la chance d’avoir Robert Lebel en prestation musicale, accompagné de Madame Sylvie Payette. Monsieur Lebel nous a aussi fait des confidences touchantes sur sa longue carrière de chanteur, mais surtout, il nous a offert un beau message d’espérance en affirmant que la jeunesse d’aujourd’hui était porteuse d’une semence impérissable déposée en elle par leurs parents et grands-parents.

Sans contredit, il n’y avait pas de meilleur moyen pour souligner l’espérance de cette communauté chrétienne.