À l’approche d’un automne riche en célébrations qui nous mèneront à la fête de saint François, j’ai trouvé le temps de faire quelques lectures spirituelles. Outre l’encyclique du pape Léon, Magnifica Humanitas, la transcription de la retraite prêchée par Maurice Zundel en 1963 à un groupe d’oblats bénédictins français m’a particulièrement marqué. Ces deux lectures m’ont rappelé que les êtres humains, et l’Église vivante qu’ils forment, sont appelés à célébrer.

Zundel explique :
Il ne faut jamais oublier que nous sommes nous-mêmes une Église infiniment plus précieuse que toutes les cathédrales, que tous les tabernacles et ciboires. Le Seigneur ne vit pas dans les murs du tabernacle pour les murs du tabernacle, qui sont incapable de recevoir sa Présence d’une manière vivante. Il est là pour nous, pour consacrer, pour nous transformer en une vivante hostie, pour que nous soyons réellement le sanctuaire de la Divinité.
(Maurice Zundel, Émerveillement et Pauvreté p.50)
Autrement dit, là où des êtres humains témoignent de Jésus, au cœur même de la peine, du stress, du deuil, des épreuves, des erreurs et de la joie, Dieu est présent. Là où les personnes sont pleinement vivantes, Dieu est présent. Ainsi, lorsque nous reconnaissons la présence de Dieu au sein de son peuple, nous célébrons !
Et célébrer, c’est précisément ce que nous, franciscains, avons fait ces derniers temps. En cette année jubilaire de saint François, qui marque le 800ᵉ anniversaire de sa mort, nous répondons à l’appel de l’Église à être présents. Des célébrations de ce huitième centenaire ont eu lieu et se poursuivent en divers endroits cet automne.
J’espère maintenant que vous aurez plaisir à lire ce bulletin. Par cette édition, nous souhaitons vous faire découvrir quelques-unes des raisons pour lesquelles nous croyons que la vie des êtres humains, y compris celle de notre père François, mérite assurément d’être célébrée.
Jean-Pierre Ducharme, OFM
Ministre provincial
Franciscains du Canada
